scribavita

il était une fois mon blog de généalogie

Suite à mon précédent article présentant le contexte des mères célibataires, plus particulièrement dans le petit village d’Audes (Allier) avec ses maires d’une même famille qui se sont succédés pendant plus de 70 ans, étudions de plus près les noms qui ont été attribués aux enfants naturels.

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Dans mon précédent article décrivant la théorie sur la transmission d’un nom de famille, j’expliquais que jusqu’au XIXème voire au XXème siècle, notre société patriarcale attribuait par usage à un enfant nouveau-né le nom de son père, sans qu’aucune règle officielle n’existât. Les situations des enfants naturels sans père connu étaient donc plus compliquées à gérer pour les officiers d’état civil.
Cet article va nous permettre de passer à la pratique à travers l’étude de quelques cas réels concernant des enfants naturels et la façon dont les officiers d’état civil leur ont attribué un nom de famille lors de la déclaration de leur naissance. Ces exemples ne se veulent bien sûr pas représentatifs de la réalité « moyenne », mais donneront je l’espère une image de diverses originalités dont ont fait preuve les représentants de la loi.

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La part des naissances d’enfant naturel, le plus souvent enfant de mère célibataire et de père inconnu, a connu son apogée à la fin du XIXème siècle, représentant près de 9 % de l’ensemble des naissances. Difficile donc de ne pas en avoir croisé au cours de ses recherches généalogiques, et même de ne pas en avoir au moins un dans son arbre !

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Dans un précédent article, je racontais mon voyage dans mon berceau alsacien motivé par de fortes présomptions sur les origines de mon « premier » ancêtre parisien, a priori né à Ferrette ou Vieux-Ferrette, dans le Haut-Rhin.
L’acte de naissance de mon potentiel ancêtre me permettrait d’en avoir le cœur net. C’est chose faite grâce à Maïtena, bénévole à l’entraide de FranceGenWeb, que je remercie encore.

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J'avais déjà vu le prénom d'un même ancêtre changer d'un acte à l'autre, le nom de famille s'écrire de différentes façons, à la prononciation ou à l'orthographe plus ou moins proches, mais je n'avais encore jamais rencontré un tel imbroglio : la lecture de seulement trois sources dans lesquelles figurait a priori une seule et même personne m'en donnait trois identités différentes...

Pour ce premier généathème de l’année, je vais donc vous exposer la façon dont j’ai résolu l'épine portant sur l’identité de la grand-mère maternelle de l’un de mes arrière-grands-pères maternels.
Sa résolution a nécessité la consultation et l'analyse d'un nombre relativement important de sources - heureusement relativement classiques - dans des lieux de recherches particulièrement variés. C'est dans cette succession de sources et de lieux que la principale difficulté satisfaction de cette épine a résidé : un véritable jeu de piste qui me fit voyager à travers une bonne partie de la France !

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