... aux autres (sources)

Par définition, le généalogiste s'intéresse aux ancêtres qui l'ont précédés, mais bien souvent, il s'intéresse également au monde qui l'entoure.
Dans ses recherches, le généalogiste peut se concentrer exclusivement sur ses ancêtres directs. Toutefois, il est vite confronté à tout son entourage (fratrie, amis qui apparaissent en tant que témoins d'actes, ou tout simplement témoins non désignés comme famille ou ami mais faisant quand-même partie de cet environnement). On peut donc très vite se poser la question de savoir de quelle manière prendre en compte cet entourage, et comme on note "tout", on aboutit très vite à un nombre important d'individus dans sa base, sans pour autant que tous nous "intéressent". Chacun choisira la solution qui lui convient le mieux pour savoir jusqu'à quel niveau et jusqu'à quelle proximité il souhaitera conserver ces individus. L'essentiel est d'être ouvert à tout ce petit monde, en réfléchissant à tout ce qu'il peut nous apporter voire ce qu'on peut en attendre.

S'ouvrir, c'est aussi s'ouvrir à la vie de nos ancêtres en ne se limitant pas aux uniques dates et lieux de naissance, mariage, et décès. On ne se limitera donc pas aux sources les plus classiques de l'Etat civil, mais on se donnera les moyens d'accéder à diverses sources d'informations.
Ainsi par exemple, les recensements de la population apportent de nombreuses informations : à la lecture d'un simple tableau, on découvre toute la structure du ménage. On se rend alors compte que les foyers étaient souvent composés des membres de trois générations, accompagnés parfois de domestiques ou d'apprentis qui partageaient le même toit que leurs employeurs. On peut y dénicher une date ou un lieu de naissance sur lequel on n'arrivait pas à mettre la main, identifier une profession exercée par un ancêtre, voire évaluer le degré d'instruction des individus (ce qui est d'autant plus intéressant pour les femmes, rarement témoins d'un acte avec son éventuelle signature).
En plus de leur état civil et celui de leurs parents, les registres matricules indiquent le parcours militaire des hommes, et en font également une description physique (taille, aspect du visage).
Les contrats de mariage, classés parmi les actes notariés, donnent des informations sur le niveau de vie des familles, à travers le montant des dots faites par les parents ou via la description des objets, notamment la garde-robe, appartenant à chacun des futurs époux.
Egalement dans les actes notariés, les testaments ou inventaires après décès donnent aussi des informations sur les niveaux de vie des individus, à travers l'estimation des biens à transmettre ou la liste détaillée de tous les objets appartenants au défunt et leur valeur. Les testaments peuvent aussi parfois donner quelques informations sur les pratiques religieuses de l'individu.
Ces principales sources de plus en plus disponibles en ligne nous permettent alors de disposer de nombreux éléments pour raconter la vie d'un individu.
Les tables de successions et d'absences listent les défunts d'un canton avec leurs dates et lieux de décès. Cela peut permettre de débusquer ce type d'évènement parfois difficile à trouver et de découvrir de précieuses informations pour la poursuite de ses recherches.

S'ouvrir aux individus rencontrés au fil de ses recherches et à d'autres sources que le classique Etat civil, c'est s'enrichir et mieux connaître la vie de chacun de nos ancêtres.


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Article écrit par Chantal, le 17 juin 2014

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