scribavita

il était une fois mon blog de généalogie

Parcourant les minutes de 1921 d’un notaire du Rhône aux Archives départementales, je tombai sur une pochette datée du 30 juin 1921 dont l’intitulé m’interpella :

Testament
de Mr Claude Branciard
Mort pour la France

Ma curiosité de généalogiste s’empressa de lire le document que la pochette contenait. Je découvris une lettre rédigée par un agriculteur de 20 ans, à l’écriture un peu hésitante mais particulièrement appliquée, et dont le contenu semblait avoir été rédigé avec l’aide d’un tiers ayant des connaissances en droit successoral. Outre le contenu émouvant de ce testament, je fus particulièrement troublée quand je découvris la date à laquelle celui-ci avait été rédigé : le 3 août 1914, deuxième jour de la mobilisation de ce qui devint la Première guerre mondiale...

Afin de rendre hommage à Claude Branciard, soldat à l’image de tant d’autres mort pour la France alors qu’il avait à peine 20 ans, trois articles vont modestement esquisser sa biographie.
Le premier d'entre eux présentera son parcours jusqu'à la mobilisation et la rédaction de son testament. Le second article retracera la bataille au cours de laquelle il disparut. Le troisième et dernier article racontera ce qu'il est advenu de ses volontés testamentaires.

Lire la suite...

Parcourant les actes de sépulture de la fin de l'Ancien Régime d'un village du Beaujolais, je déchiffrais avec un certain étonnement qu'une jeune femme décédée en 1780 à l'âge de 26 ans, avait été enterrée dans le tombeau de l'église.
Cette mention m'ayant intriguée, j'ai voulu en savoir plus : les sépultures dans l'église étaient-elles une pratique habituelle ? Cette jeune femme avait-elle un statut particulier pour qu'elle soit enterrée dans le tombeau de l’église de son village ?

Lire la suite...

A une époque où nos ancêtres se déplaçaient peu et côtoyaient un nombre relativement restreint d'âmes, ou pour éviter de diluer ses richesses dans de multiples familles, les mariages consanguins faisaient partie des mœurs parfaitement acceptées par tous. Leur seule limite résidait dans le degré de parenté existant entre les futurs membres du couple, degré calculé selon le droit canonique pour les mariages sous l'Ancien Régime, ou selon le droit civil pour les mariages de l'époque moderne.
Pour ce généathème de février et sa généalogie insolite, j'ai décidé d'étudier la situation particulière de couples d'ancêtres de quatre générations successives, dont les mariages entre consanguins à des degrés plus ou moins proches, entraînent un degré d'implexe relativement élevé pour mon arrière-grand-mère. A cela s'ajoute un mariage intra-familial, qui ajoute à la difficulté du sac de nœuds que j'ai eu du mal à dénouer et à raconter...
Avant de vous raconter l'histoire de ces couples à travers les générations, je ferai un petit rappel théorique sur les degrés de parenté, leurs limites au mariage, ainsi que les degrés d'implexe.

Lire la suite...

Dans mon article où je vous racontais comment un simple cultivateur avait été condamné au bagne suite à un infanticide sur son enfant illégitime, je vous disais ne pas avoir trouvé ce qu'était devenue la mère de l'enfant, Jeanne Marie Casset, après les faits et le jugement.
L'une de mes lectrices, Frédérique, que je remercie encore, a trouvé plusieurs informations la concernant. Cela m'a permis de poursuivre les recherches. Voici donc une partie du dénouement de son histoire.

Lire la suite...

... ou comment un simple cultivateur vacille dans l'inexplicable

Tout a commencé lorsqu'au fil de mes recherches sur ma famille, je suis tombée sur un acte de décès qui a attiré mon attention, et, à la lecture de celui-ci, j'ai souhaité en savoir plus sur l'histoire de cet homme.
Je rassure ou je déçois ma famille : cet article ne concerne donc pas l'un de nos ancêtres, mais quelqu'un qui a pu sinon les côtoyer, au moins les croiser...
J'ai rédigé cet article à la fois pour rapporter des faits que l'on croise rarement au cours de recherches généalogiques, mais aussi pour explorer quelques archives consultées moins fréquemment que les sources classiques.

Lire la suite...