... et à trouver

L'avantage de la généalogie (ou son inconvénient, selon des non-généalogistes), c'est qu'on n'a jamais fini d'en faire !

Si l'on se limite à dresser la liste de ses ancêtres avec leurs dates de naissance/baptême, mariage et décès/sépulture, on peut s'arrêter une fois les sources taries. Mais selon les lieux, même si les registres ont plus ou moins bien pu être conservés s'ils n'ont pas été détruits, faire "uniquement" ces recherches donne pas mal de travail. Cela en donnera d'autant plus si l'on veut être exhaustif, les actes de décès/sépulture étant plus particulièrement ardus à trouver.
En s'appuyant sur ce type de base de données, on peut aussi faire et analyser de nombreuses statistiques (récurrence des prénoms, âge au mariage, lieu de naissance, ...) qui en passionneront certains.

Même si une branche s'arrête naturellement (enfant naturel dont on n'a pas le moyen d'identifier le père, enfant abandonné dont on ne connaît aucun parent) et qu'il "n'existe" pas d'ancêtre à un individu donné, on peut toujours aller plus loin que le bout de son nez car il existe de multiples moyens d'approfondir ses recherches et de faire des hypothèses sur les parents, plus particulièrement s'il s'agit d'un enfant naturel dont on connaît la mère.
Raconter la vie de ses ancêtres nécessite un travail de recherches et de mise en mots très chronophage, travail récompensé par la satisfaction de mieux connaître ceux dont on vient et de les faire connaître à son entourage. On peut également approfondir sa connaissance sur un métier particulier et imaginer une corrélation entre aimer travailler le bois avec minutie et avoir un ancêtre ébeniste, entre aimer la ville et la campagne et être issu d'une branche purement rurale et d'une branche purement urbaine.
On peut voyager virtuellement ou physiquement sur un lieu de vie de ses ancêtres, y respirer l'air et apprécier les paysages traversés par nos ancêtres, imaginer le quotidien des enfants qui devaient faire un trajet de plusieurs kilomètres entre la ferme et l'école, ...
Plutôt que de se limiter à ses stricts ascendants, on peut élargir ses recherches et ses connaissances à leurs fratries, leurs collatéraux et leurs descendants. Ces recherches latérales peuvent d'une part faciliter ses recherches sur ses propres ascendants. Elles permettent aussi de mieux comprendre leurs contextes de vie (partage d'une habitation par trois générations, naissances qui se suivent tous les ans ou deux ans et décès prématurés des enfants, ...).
Après être remonté aussi haut qu'on a pu, on peut aussi choisir de redescendre toutes les branches d'un couple d'ancêtres jusqu'à nos jours et organiser une cousinade qui rassemblera des centaines de personnes qui ne se connaissent pas mais qui sont reliées par ce couple d'ancêtres commun.
La liste pourrait encore être longue, ...

Quand on met le doigt dans des recherches généalogiques, on ne sait pas forcément qu'on commence... et on sait encore moins quand on aura fini. Une fois qu'on est un peu rodé, on se rappelle alors peut-être quand on a commencé, et on sait clairement qu'on n'aura jamais fini. C'est ce qui fait l'un des charmes de la généalogie : une quête infinie à travers le temps !


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Article écrit par Chantal, le 28 juin 2014

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