... les outils adéquats

Que ce soit au fil de ses recherches, que pour mettre au propre ses trouvailles, une bonne méthodologie de travail ne sera pas suffisante sans de bons outils utilisés de manière efficace.
Du papier-crayon au smartphone, chacun adoptera les outils qui lui conviennent. Voici cependant une petite liste non exhaustive des principaux outils (informatiques) qui permettront de mener à bien ses recherches :

Les outils à avoir chez soi
  • un ordinateur et un grand écran de qualité : ce sonts les premiers outils informatiques indispensables au généalogiste, sur lesquels viendront se greffer de nombreux logiciels. L'écran sera aussi grand que possible et avec une bonne définition pour ne pas trop s'user les yeux sur les registres et autres documents, et pour faciliter la saisie des données. Un deuxième écran, le luxe pour qui voudra optimiser son travail, permettra par exemple d'ouvrir une fenêtre des données consultées sur l'un (registre des Archives par exemple), et le logiciel de saisie des données sur l'autre ;
  • une connexion à Internet : quel plaisir que de consulter ses registres aux Archives à toute heure du jour et de la nuit !... ;
  • un logiciel de généalogie : il en existe des divers et variés, du gratuit au plus ou moins cher, chacun pourra en trouver un qui lui convient en terme d'ergonomie et de contenu (les logiciels payants proposent souvent des versions d'essai). Il est également important d'utiliser un logiciel qui respecte le standard gedcom (GEnealogical Data COMmunication, ou communication de données généalogiques)[1], qui permettra d'échanger les données de sa base avec le logiciel de ses cousins éloignés sans crainte de perte d'information. La majorité des logiciels respectent le format gedcom, même si certaines adaptations risquent de ne pas permettre d'échanger l'intégralité de ses données. Comme on peut être amené à changer de logiciel au cours de ses recherches (son logiciel n'est plus développé, il n'est plus compatible avec son nouvel ordinateur, on a de nouveaux besoins, ...), mais que tout changement peut être plus ou moins périlleux vis-à-vis de ses données selon celui qu'on aura choisi, il est important de bien réfléchir avant de le choisir. Les avantages du logiciel sont multiples : saisie et visualisation des données, listing des informations connues par ancêtre, traçage d'arbres, calculs de statistiques sur différents éléments de sa base (noms de famille, âges au mariage, communes de naissance, ...), cartographie, ... ;
  • un tableur : il pourra intervenir en complément du logiciel de généalogie, par exemple pour des statistiques plus pointues ou des graphiques, ou tout simplement pour y réaliser ses tableaux de ligne de vie, ou y noter ses listes de recherches à faire et de suivi de son travail ;
  • un scanner, pour avoir au format informatique l'ensemble de ses documents (actes d'état civil récupérés en mairie, photos de ses ancêtres empruntées au grand-oncle, ...), tous bien classés dans les bons dossiers, et le cas échéant, pour les intégrer dans son arbre ;
  • un logiciel de retouche photos, par exemple pour recadrer les photos de groupe en différentes photos de portrait si l'on veut l'associer à chaque individu sur son arbre, ou pour améliorer la qualité des photos usées avec le temps ("effaçage" des déchirures et cornures, ...) ;
  • un service permettant de stocker et d'organiser des notes, des images et toutes sortes d'informations pour les récupérer quand on veut et permettant la synchronisation de ses données d'un ordinateur à un autre (ordinateur de bureau, PC portable, smartphone), très utile pour le suivi de son travail au quotidien et aux Archives. Je n'ai pas encore pris le temps de me lancer dans l'utilisation de cet outil qui semble pourtant formidable, aussi je vous renvoie sur le blog de Sophie Boudarel et ses explications sur l'utilisation d'Evernote[2] (ici et ) qu'elle adore !
Les outils à emporter aux Archives
  • dans l'idéal, son outil (ordinateur, tablette ou smartphone) avec le service précédemment présenté, ou si possible l'ensemble de ses données à jour (ou au moins celles qui concernent les recherches qu'on effectue) pour s'y référer en cas de besoin lors de la lecture d'un acte. L'ordinateur permettra aussi d'alimenter son tableau de suivi des recherches pendant qu'on attend les registres demandés ;
  • sinon, un smartphone avec aussi l'ensemble de ses données à jour ;
  • de quoi écrire : papier (feuilles vierges et, notamment si l'on n'a pas d'ordinateur, des tableaux de suivi de son travail prêts à remplir sur place) et crayon (stylo proscrit pour ne pas abîmer les documents anciens) ;
  • une table de conversion des calendriers républicains - grégoriens (au format papier, en application sur son smartphone, ou sur son logiciel de généalogie), pour visualiser d'un coup d'oeil l'enchaînement des mois républicains ou pour convertir facilement une date, et éviter ainsi de commander un registre sur une période qui ne concerne pas l'acte dont on connaît la date précise... si si, ça arrive, et c'est encore plus rageant quand on n'avait plus que 20 minutes à passer aux Archives... ;
  • un appareil photo numérique ou celui de son smartphone (en empêchant le flash de se déclencher pour préserver les documents anciens), éventuellement muni d'un pied : on photographiera en premier la couverture du registre, sa cote, et toute information générale relative au registre, puis seulement les parties de documents qui nous intéressent. Cela permettra de référencer correctement ses photos d'actes et de bien noter les recherches qu'on aura faites. Par mesure de précaution et pour ne pas se retrouver avec un acte flou donc illisible une fois rentré chez soi, on peut doubler chaque photo. Attention, manipuler et prendre en photo des documents de plus ou moins grande taille est parfois un peu sportif, les courbatures peuvent pointer leur nez à la fin de la journée...

Tout ce matériel a un coût, qu'on peut réduire partiellement en utilisant des logiciels libres, gratuits mais tout autant performants que des logiciels payants. On peut citer notamment trois logiciels qui fonctionnent chacun sous Windows, MacOS et Linux, il en existe bien sûr d'autres :

  • Ancestris pour le logiciel de généalogie. Il respecte à 100% le dernier Gedcom. Des modifications sont faites au fur et à mesure des besoins, un forum convivial permet de proposer des améliorations ponctuelles aux programmeurs très présents et réactifs. De nombreux plugins permettent d'adapter au mieux le logiciel à ses besoins. A la version stable, s'ajoute très souvent une version bêta pour qui veut profiter des dernières améliorations et les tester . On peut toutefois regretter son interface assez austère et ses exports d'arbres esthétiquement ultra-simples ;
  • LibreOffice Calc pour le tableur ;
  • The Gimp pour le logiciel de retouche de photos : un peu ardu de prime abord, ce logiciel très performant et très complet pourra être pris en main pour les quelques fonctions qui nous intéressent à travers des didacticiels trouvés sur Internet.

Utiliser les bons outils, c'est optimiser son travail et se simplifier la vie !


[1] : Source Geneawiki
[2] : Evernote fonctionne sous Windows, Mac et les principaux systèmes de smartphones. Pour les utilisateurs de Linux, il existe NixNote


Retrouvez tous mes billets du challenge AZ 2014.

Article écrit par Chantal, le 24 juin 2014

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