De l'exultation du généalogiste qui résoud un mystère de ses origines

Une joie incommensurable ! Le cœur qui palpite, les bras levés au ciel, le sourire jusqu'aux oreilles, et une envie de sauter au plafond !
C'est ce que j'ai vécu en ce jour mémorable où j'ai enfin trouvé où est né mon premier ancêtre parisien !

Il y a quelques mois déjà, j'avais jeté une bouteille à la mer pour savoir quelles pistes je pourrais suivre pour résoudre mon épine parisienne et trouver la naissance de Joseph Louis Hémerlin dans les années 1810. De nombreuses personnes m'avaient donné des indices, et j'avais commencé à entrapercevoir que ce fameux ancêtre pourrait venir d'Alsace. Mais les recherches les plus simples d'accès étaient restées vaines, j'avais abandonné d'autres pistes qui revenaient à chercher une éventuelle épine dans une botte de foin.
Tous mes espoirs reposaient sur la consultation aux Archives de Paris d'un acte de mariage religieux, et sinon de la table de successions et absences...
Brigitte de Chroniques d'antan et d'ailleurs s'était proposée de faire la recherche pour moi. C'est avec joie que j'apprenais qu'elle se rendait aux Archives de Paris et qu'elle pouvait s'occuper de mon dossier... Le jour J, quasiment en temps réel, elle me tient informée que l'acte en question ne dit rien sur les date et lieu de naissance de mon ancêtre... Un premier espoir qui s'envole... Puis un second quand elle me dit que le registre de la table de successions ne peut pas être consulté à cause de son état physique. N'arriverai-je donc jamais à résoudre mon énigme ?!...
De retour chez elle, Brigitte m'envoie une photo de l'acte de mariage religieux. Si les date et lieu de naissance des mariés ne sont effectivement pas indiqués, les noms et prénoms de leurs parents le sont bien ! Une génération de gagnée, on ne va pas s'en priver... surtout quand... quand... mon travail amont de relevés systématiques des actes d'état civil parisiens des porteurs du patronyme de mon ancêtre (heureusement particulièrement peu nombreux) me permet de faire un recoupement... et de trouver en ouvrant mon tableur, les références de l'acte de décès du père de Joseph Louis...
Le cœur tremble : que va me révéler cet acte ?!... Je l'avais conservé, un faisceau d'indices me permettant de penser qu'il pouvait concerner l'un de mes ancêtres mais sans savoir comment le rattacher à ceux que j'avais identifiés. L'acte de mariage religieux venait de me donner le chaînon manquant ! C'est avec impatience et frémissement que je cliquais sur le fichier pour redécouvrir cet acte que j'avais oublié depuis bien longtemps...
Hourra !!!!!!! Au fil de ma lecture hésitante emplie d'émotions et de suspens, une bonne partie de la vie d'André, décédé à l'âge de 84 ans, se reconstitue sous mes yeux... Et c'est la révélation ! Mon premier ancêtre parisien n'est donc pas celui que je croyais, Joseph Louis, mais son père, André, né environ en 1778 à... Altkirch, dans le Haut-Rhin ! En Alsace ! On m'avait bien orienté sur la bonne piste, mais j'aurais été incapable de trouver la bonne commune, surtout à cette époque puisque j'ai sauté une génération.

Et donc après les archives lacunaires de Paris, je vais avoir la joie d'être confrontée aux archives en Allemand et en écriture gothique !...

Il me reste tout un tas de recherches à faire, car plus on sait, moins on sait (depuis quelques jours, j'ai d'ailleurs déjà commencé à m'arracher les cheveux et je ne sais toujours pas où est né Joseph Louis...). Mais cela redonne du piment et du grain à moudre à mes recherches sur cette branche, bloquée depuis trop longtemps...

Encore merci Brigitte de ta précieuse contribution !
Débloquer une épine, ça fait très plaisir ;
Quand elle permet de résoudre un mystère des origines, c'est formidable ;
Quand elle porte sur l'une des branches à l'origine de sa quête d'ancêtres, c'est exaltant ;
Quand cela se produit le jour de son anniversaire, c'est un cadeau généalogique des plus savoureux !

Suite des aventures au 14 mai 2016 :
Voyage dans mon berceau alsacien


Source de la photo d'illustration :
Flicker, ©Olivier Issaly

Article écrit par Chantal, le 17 octobre 2015

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